Animateur : comment réussir son entretien d’embauche ?

Votez pour Animateur : comment réussir son entretien d’embauche ? :
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (6 vote(s), Moyenne : 4,83 / 5)

Vous êtes jeune animateur / animatrice et vous n’avez peut-être encore pas été confronté(e) à l’épreuve de l’entretien d’embauche ? Pas de panique, ce n’est pas si compliqué de s’en sortir. Vitacolo vous donne quelques tuyaux pour que cet entretien d’embauche ne se transforme pas… en entretien d’embûches !

Courage ! Un entretien d'embauche, ce n'est pas la mer à boire. Parlez de vos compétences... même si ça vous semble en décalage !

Tout d’abord, rassurez-vous : vous n’allez pas à l’abattoir ! Le directeur / la directrice avec qui vous réalisez votre entretien n’a pas pour objectif de vous déstabiliser (ou alors c’est vraiment une peau de vache et il vous mieux éviter de bosser avec lui…). Il / Elle veut avant tout connaître votre capacité à vous occuper de jeunes en colonie de vacances ou en accueil de loisirs, ainsi que votre aptitude à travailler en équipe.

Certains directeurs peuvent aussi attendre de vous des qualités ou des compétences particulières (musique, équitation…) ou vous donner une place particulière dans l’équipe (assistant sanitaire…). Dites-vous que si on vous prend en entretien, c’est qu’on a repéré des choses positives dans votre CV. Donc… Relax ! On ne va pas vous dévorer vivant, et ce n’est pas grave si vous êtes un peu timide ou mal à l’aise. Les questions servent à vous tester, pas à vous piéger. Ça va déjà un peu mieux non ? :) Par ailleurs, en dehors de quelques conseils de bon sens, voici des pistes que l’on vous suggère…

1- Montrer qu’on connaît l’organisme

Un bon point pour vous : montrer que vous savez (au moins un peu) où vous mettez les pieds. De cette manière, le directeur qui vous recrute saura qu’il n’a pas affaire à quelqu’un qui s’est contenté de postuler tout azimut. Pour cela, rien de plus facile : passez un peu de temps sur le site de l’organisme (il y a souvent une partie qui le présente).

Attention, ne vous attendez pas à une interrogation écrite ! Le directeur n’attend pas de vous que vous connaissiez par cœur des passages entiers du projet éducatif de la structure. Mais si vous en savez un peu sur le sujet, la discussion entre vous sera plus fluide. Vous vous serez fait une idée de ce qu’il peut attendre de vous.

Exemple : en tant que directeur, j’ai un jour eu affaire à un candidat qui savait que Vitacolo insiste sur la bienveillance entre les jeunes. Plutôt bon pour lui.

2- Mettre en avant ses expériences et ses points forts

Ce n’est pas un scoop… Même si on ne vous le demande pas (… d’ailleurs, souvent, on vous le demandera…), insistez sur ce que vous avez déjà fait en matière d’animation. Vous avez certainement des points forts, ou à défaut, des préférences (Jeux d’ambiance ? Jeux d’extérieur ? Imaginaire ? Une thématique précise ?). Parlez-en ! Vous serez plus à l’aise.

Exemple : en recrutement pour un séjour manga, je cherchais des personnes connaissant bien le dessin. Un jeune candidat s’est présenté à moi en m’expliquant qu’il dessinait mal, mais qu’il avait beaucoup travaillé sur les scénarios et les story-boards, preuves à l’appui. Très positif.

N’hésitez pas non plus à parler de vos éventuelles difficultés. Le directeur peut percevoir cela comme une volonté de se remettre en cause et de progresser. Et ça tombe bien, c’est son boulot de vous aider.

3- Se renseigner sur ce que le directeur attend de vous

Un entretien d’embauche ne se déroule pas forcément « en sens unique ». Vous avez tout à fait le droit de poser des questions vous aussi… et cela est même recommandé ! Comment se passe la colo ? Comment se déroule une « journée type » ? Sera-t-on en relation avec les parents ? Avez-vous des tâches particulières à me confier, comme par exemple la gestion d’un blog du séjour ? Le directeur verra qu’il a affaire à quelqu’un qui se sent impliqué et concerné.

Encore une fois, pour cela, il sera utile que vous vous soyez renseigné au préalable sur la manière dont fonctionne l’organisme.

Exemple : toujours lors de ce fameux recrutement manga, une jeune animatrice m’a posé énormément de questions sur l’organisation des ateliers. L’impression est positive.

4- Être clair sur ce que l’on veut

Ne cherchez pas à tricher sur vos motivations. C’est inutile (si si, on le voit vite, croyez-moi…) et surtout dommage pour vous. Vous allez en colo parce que c’est un job d’été et une manière de boucler le mois ? Ce n’est pas une honte, il n’y a rien d’illégitime à vouloir gagner un peu d’argent. Et c’est honnête de le dire. Vous partez parce que vous souhaitez avant tout faire de la musique avec les jeunes ? Dites-le aussi. Sans quoi, vous passerez peut-être à côté de cela.

Exemple : une collègue directrice qui recherchait un animateur musique repéra un candidat très motivé par le théâtre. Elle se dit qu’il aurait des choses intéressantes à apporter au séjour, elle le recruta, elle modifia la composition de son équipe… et elle fit bien !

5- Éviter les arguments « bateau »

Pas la peine de raconter que vous aimez les enfants, que vous êtes dynamique, que vous savez travailler en équipe… D’une part, on l’espère bien ! (c’est un peu les bases pour faire de l’animation non ?). D’autre part, c’est le genre d’expressions toutes faites qui ne veut finalement pas dire grand chose. Vous aimez les enfants ? OK, mais concrètement, que faites-vous si l’un d’entre eux pleure, se fait mal, chahute, en embête un autre, s’ennuie en veillée… ?

Essayez plutôt de parler de ce que vous pouvez apporter au séjour. Ce sera beaucoup plus constructif.

En bonus : les questions qui peuvent vous être posées

- Avez-vous le BAFA ? Avec qui l’avez-vous passé ?

- Avez-vous déjà travaillé en colo / en accueil de loisir ?

- Faites-vous des colos régulièrement ?

- Parlez-nous de vos précédentes expériences (jeux mis en place, vie quotidienne…)

- Citez-nous des jeux et des activités que vous aimez faire avec les enfants.

- Pour vous, à quoi sert une colo ?

- Qu’est-ce qu’un bon animateur pour vous ?

- Que pensez-vous de l’imaginaire ?

- Qu’est-ce qu’un animation réussie pour vous ?

Plus les éventuelles questions « que fais-tu si… » (… un enfant se blesse, veut se confier, semble à l’écart des autres…)

Etc…

Etc…

Etc…