Il / Elle pleure en colo : que faire ?

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Pour un parent, choisir une colo pour son enfant, c’est prendre le risque de recevoir le coup de téléphone redouté : « Je ne suis pas bien en colo. Venez me chercher… » Quelques pistes pour réagir dans cette situation…

En premier lieu, cerner le problème…

Les raisons qui font qu’un enfant pleure ou ne se sent pas bien en séjour de vacances peuvent être multiples. Il convient de les identifier au mieux avant de réagir.

C’est un premier départ

Si l’enfant part en colo pour la première fois, il peut se retrouver « dépaysé » malgré l’attention de l’équipe d’animation. Il n’est pas toujours simple de dormir avec d’autres jeunes garçons / filles quand on a eu l’habitude d’avoir une chambre pour soi, ni de vivre en collectivité où les repères ne sont pas les mêmes. D’où une certaine angoisse possible qui peut expliquer des pleurs.

Papa et maman lui manquent

Prendre ses repas sans eux, dormir alors qu’ils ne sont pas dans la chambre voisine… Ce n’est pas forcément simple pour un enfant, même s’il est déjà parti en séjour de vacances. Cela peut se traduire par de l’anxiété et des « appels au secours » occasionnels.

L’enfant ne se sent pas à sa place dans le groupe

Rien à faire. En dépit des efforts des animateurs, l’enfant ne veut pas participer aux jeux, ne se fait pas de copain / copine, souhaite monter se coucher tôt… Ces signes signifient que l’enfant n’est pas à l’aise au sein du groupe. A tort ou à raison, il estime que les autres ont de lui une image négative. D’où le fait de téléphoner pour exprimer son mal-être.

Il y a un problème plus sérieux…

Cela peut arriver. Une altercation ou une dispute avec un autre enfant, une remontrance d’un animateur que l’on n’a pas compris, des tensions au sein du groupe… Ce sont des choses qui peuvent faire naître une réelle angoisse chez l’enfant et l’inciter à appeler.

Les attitudes à adopter

Dans tous les cas, il est nécessaire d’écouter l’enfant et de faire en sorte qu’il mette des mots sur ses maux. L’inviter à préciser et à reformuler permet généralement de mesurer si le problème est sérieux ou s’il s’agit d’un chagrin passager.

Réagir à bon escient

Il se peut que le souci se résume à… trois fois rien. Un petit bobo, une fatigue passagère. Auquel cas, l’enfant retrouvera vite le sourire, surtout s’il se sent à l’aise dans le groupe. Si le problème semble plus sérieux, il peut être utile de rechercher un autre point de vue, en contactant le directeur du séjour. Si quelque chose cloche, il interviendra auprès de son équipe d’animation ou directement auprès des enfants.

Il ne faut pas oublier à cet égard que le directeur a une vision plus directe de ce qui peut se passer ou non, et que son interprétation des faits est généralement plus objective que ce qu’un enfant pourra dire sous le coup de l’émotion. Enfin, si le souci perdure, l’organisme doit vous donner la possibilité de venir voir votre enfant sur place si vous en avez la possibilité, afin que vous puissiez vous-même faire le point.

Ne pas transmettre sa propre inquiétude au jeune

Dans tous les cas, il faut surtout éviter de transmettre sa propre anxiété à l’enfant. Dans de nombreux cas en effet, celui-ci se sent en insécurité car il ressent de l’inquiétude à son égard chez ses parents. On a souvent vu, en colo, des jeunes pleurer après l’appel de papa ou de maman, alors que le séjour se déroule bien par ailleurs. Dans ce genre de situation, mieux vaut ne pas multiplier les coups de téléphone, quitte à prendre des nouvelles de son enfant via le directeur.

Pour aller plus loin…

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